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Les amphibiens et lépidosauriens du Cénozoïque du Maroc

Résumé : Au Maroc, amphibiens et lépidosauriens du Cénozoïque ont été trouvés dans des gisements de deux périodes bien distinctes: le Paléocène supérieur-Eocène inférieur et le Miocène moyen-Holocène. Le Paléocène supérieur (Thanétien) a fourni le seul amphibien (anoure indéterminé) de l’intervalle Cénomanien-Eocène inférieur en Afrique du Nord. Pour les squamates, il a produit les plus anciens Gekkonidae, Amphisbaenia, Scolecophidia, et peut-être Boidae d’Afrique, ainsi que, peut-être, l’unique ‘Tropidophiidae’ du continent. En outre, il a fourni soit le plus récent Sphenodontia, soit le plus ancien Agamidae ou Chamaeleonidae d’Afrique. L’Eocène inférieur (Yprésien) est moins riche que le Thanétien mais, dans ses gisements marins, les Palaeophiidae (serpents aquatiques) sont assez fréquents. Les faunes trouvées au Maroc à partir du Miocène moyen sont très différentes de celles du Paléocène supérieur-Eocène inférieur. Elles ne comprennent plus de formes primitives et toutes les familles présentes existent encore aujourd’hui. Il en va de même pour les genres à l’exception de Latoglossus et/ou Latonia (Amphibia, Alytidae). L’aspect moderne est renforcé par la possible présence, dès le Miocène moyen, d’une espèce actuelle, l’amphibien Bufo regularis (Bufonidae). Au Miocène moyen, les amphibiens sont relativement nombreux, témoignant de la présence d’eau ou au moins d’un certain degré d’humidité. Les lépidosauriens n’incluent plus que des squamates (lézards et serpents). Un événement notable au Miocène moyen est l’apparition des premiers serpents venimeux en Afrique du Nord (représentés par des Elapidae et Viperidae). Cette faune du Miocène moyen comprend des formes à affinités eurasiatiques; la partie africaine de la zone paléarctique pourrait donc avoir été déjà en place. Une étape vers la faune actuelle est notée vers la transition pliocène-pléistocène. Cette période semble d’autre part correspondre à une phase d’aridification comme le suggère la rareté des amphibiens. Le Pléistocène inférieur est marqué par l’apparition locale de plusieurs familles actuelles. Les taxons présents pendant cette période sont tous encore actuels mais ne subsistent pas tous au Maroc aujourd’hui. Le principal événement de cette période est la présence d’un urodèle (Pleurodeles cf. waltl; Salamandridae); il s’agit du plus ancien urodèle de type moderne trouvé en Afrique et en domaine gondwanien. La richesse en amphibiens de cette période montre qu’elle était moins sèche que la transition avec le Pliocène. A partir du Pléistocène moyen, toutes les espèces récoltées sont des taxons vivant encore au Maroc aujourd’hui. Vers la fin du Pléistocène, les répartitions géographiques sont proches des actuelles. Si l’aridification se précise, localement au moins l’humidité devait être plus importante qu’à présent. Enfin, à l’Holocène, la situation était presque similaire à l’actuelle.
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https://hal-mnhn.archives-ouvertes.fr/mnhn-03261285
Contributor : Salvador Bailon <>
Submitted on : Tuesday, June 15, 2021 - 3:50:12 PM
Last modification on : Tuesday, July 13, 2021 - 3:28:01 AM

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  • HAL Id : mnhn-03261285, version 1

Citation

Salvador Bailon, Saida Hossini, Jean-Claude Rage. Les amphibiens et lépidosauriens du Cénozoïque du Maroc. Samir Zouhri. Paléontologie des vertébrés du Maroc : état des connaissances, 180, Société géologique de France, pp.453-484, 2017, Mémoires de la Société géologique de France, 978-2853630993. ⟨mnhn-03261285⟩

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